
Le fonctionnement des chaudières à condensation utilise un principe
simple et apporte aux utilisateurs de nombreux avantages tant au niveau
du confort que des économies.
Une chaudière à condensation est conçue pour récupérer toutes les
calories qui partent habituellement dans les fumées (chaleur latente).
Elles passent dans un condenseur-échangeur qui sert à refroidir les gaz
brûlés et à piéger ainsi les calories qui partent dans la cheminée.
La température des gaz d'une chaudière à gaz traditionnelle est
d'environ 120°C. Dans une chaudière à condensation, elle est
sensiblement équivalente à la température du chauffage, c'est-à-dire
entre 30° et 50°C.
Cette technologie permet d'atteindre des rendements (sur PCI*) de 109%
et de diminuer par la même occasion les rejets d'émissions polluantes.
*PCI : Pouvoir calorifique inférieur

Avant d'être évacuées par la cheminée ou la ventouse, les fumées traversent le condenseur dans lequel circule l'eau de retour du circuit de chauffage. La vapeur d'eau contenue dans ces produits de combustion se condense alors et cède sa chaleur dite « latente » au circuit de chauffage. Il faut impérativement évacuée l'eau de condensation produite à l'égout.

Solutions de raccordements et
d'implantations ventouse.
Règles d'implantation des terminaux pour chaudières gaz
ventouse de puissance < 70 kW.
A = 0,40 m : distance min. de l'axe de l'orifice d'évacuation des gaz
brûlés à toute ouverture.
B = 0,60 m : distance min. de l'axe de l'orifice d'évacuation des gaz
brûlés à toute autre orifice de ventilation.
C = 1,80 m : les orifices d'évacuation débouchant directement sur une
voie de circulation extérieure, voie publique ou privée à moins de 1,80
m au-dessus du sol, hormis pour les appareils à condensation, doivent
comporter un déflecteur inamovible donnant aux gaz évacués une
direction sensiblement parallèle au mur. Les orifices d'évacuation et
de prises d'air des appareils à circuit étanche débouchant à moins de
1,80 m au-dessus du sol doivent être protégés efficacement contre toute
intervention extérieure susceptible de nuire à leur fonctionnement
normal.
Recommandations
D = 0,30 m : entraxe de l'orifice d'évacuation des gaz brûlés au sol ou
au débord du toit ou au-dessus d'un balcon.
E = 1,50 m : entraxe de l'orifice d'évacuation des gaz brûlés à un mur
à 90°, avec fenêtre ou orifice de ventilation.
F = 0,80 m : entraxe de l'orifice d'évacuation des gaz brûlés à un mur
à 90°, sans ouverture.
G = 2,00 m : distance de l'orifice d'évacuation des gaz brûlés à une
haie ou plantation.
H = 0,10 m : entraxe de l'orifice d'évacuation des gaz brûlés à une
gouttière ou une tuyauterie verticale.
Les chaudières à condensation s'installent comme des
chaudières classiques excepté en ce qui concerne le rejet des
condensats.
10 à 15 litres d'eau par jour doivent être évacués.
Le système le plus adapté est celui à « ventouse ».
Les conduits de fumées et accessoires doivent être conçus pour la
condensation.
De plus, le montage en ventouse se fait avec une pente descendante vers
la chaudière du conduit d'au moins 3% .
Plus l'installation fonctionnera à basse température (plancher
chauffant ou radiateur chaleur douce, par exemple) plus le rendement
sera important.
Rendement plus élevé qu'une chaudière gaz
traditionnelle.
Consommation réduite.
Nécessite des produits de fumisterie adaptés à la condensation
Contraintes d'installation plus exigeantes qu'une chaudière
traditionnelle.
www.ademe.fr : Agence de l'Environnement et de la
Maîtrise de l'Energie,
www.cstb.fr : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
www.anah.fr : Agence Nationale pour l'Amélioration de
l'Habitat